Entre en ta mère
Écrit par Cristina Castello   
27-04-2009
Antonio Gamoneda Oviedo (dans les Asturies) - Espagne. 1931. Il réside à León depuis 1934 (textes et poèmes en version française et espagnol)





De « Cecilia » - 2004, Éditions « Lettres vives »

Tu es seule en toi-même, sous ta lumière, à pleurer. Il y a un pétale blessé sur ton visage.

Tes pleurs

coulent dans mes veines. Tu

es ma maladie et tu me sauves.

Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet

« ENTRE EN TA MÈRE. »

Entre en ta mère et ouvre en elle tes paupières,

entre doucement dans son cour ;

Redeviens fruit dans le silence. Soyez

comme un arbre qui enveloppe la palpitation

des oiseaux

et il s'incline, et en descendent le parfum et

l'ombre.

De « Cecilia » [Fundación César Manrique, 2004].

Éditions « Lettres vives »,

Collection « Terre de poésie » dirigée par Claire Tiévant.

Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet

« Froid des limites » (1998)

Est-ce la lumière cette substance que traversent les oiseaux ?

Dans le tremblement du silice se déposent quartz et épines polies par le vertige. Tu sens la plainte de la mer. Ensuite,

le froid des limites.

Éditions « Lettres vives » 2000

Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet


Passion du regard

(1963-1970) - Éditions « Lettres Vives »

(© « Chaise de profil » - Antonio Tàpies)

Dis-moi, que vois-tu dans l'armoire horrible

et dans la vaisselle des pleurs : c'est quoi ?

Quand tu contemples la mélancolie

dans les pharmacies et que, sur les murs,

les accusations déjà sont écrites,

qui es-tu à la fin, pourquoi te taire ?

humeursdejeandornac.blogspot.com/2009/04/antonio-gamoneda.html





Cristina Castello: http://www.cristinacastello.com/



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Dernière mise à jour : ( 27-04-2009 )
 
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