Antonio Gamoneda Oviedo (dans les Asturies) - Espagne. 1931. Il réside à León depuis 1934 (textes et poèmes en version française et espagnol)
De « Cecilia » - 2004, Éditions « Lettres vives »
Tu es seule en toi-même, sous ta lumière, à pleurer. Il y a un pétale blessé sur ton visage.
Tes pleurs
coulent dans mes veines. Tu
es ma maladie et tu me sauves.
Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet
« ENTRE EN TA MÈRE. »
Entre en ta mère et ouvre en elle tes paupières,
entre doucement dans son cour ;
Redeviens fruit dans le silence. Soyez
comme un arbre qui enveloppe la palpitation
des oiseaux
et il s'incline, et en descendent le parfum et
l'ombre.
De « Cecilia » [Fundación César Manrique, 2004].
Éditions « Lettres vives »,
Collection « Terre de poésie » dirigée par Claire Tiévant.
Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet
« Froid des limites » (1998)
Est-ce la lumière cette substance que traversent les oiseaux ?
Dans le tremblement du silice se déposent quartz et épines polies par le vertige. Tu sens la plainte de la mer. Ensuite,
le froid des limites.
Éditions « Lettres vives » 2000
Traduit de l'espagnol par Jacques Ancet
Passion du regard
(1963-1970) - Éditions « Lettres Vives »
(© « Chaise de profil » - Antonio Tàpies)
Dis-moi, que vois-tu dans l'armoire horrible
et dans la vaisselle des pleurs : c'est quoi ?
Quand tu contemples la mélancolie
dans les pharmacies et que, sur les murs,
les accusations déjà sont écrites,
qui es-tu à la fin, pourquoi te taire ?
humeursdejeandornac.blogspot.com/2009/04/antonio-gamoneda.html
Cristina Castello: http://www.cristinacastello.com/

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