Vampire Dracula
11-01-2009
Vampire & Dracula postmodernes ; des monstres de cupidité et de sensualité. Des images sanglantes qui font fantasmer les victimes consentantes.





Exit l’imaginaire du Moyen Âge. Nous ne sommes plus aux âges moyens ni aux turpitudes de la chasse aux sorcières. Fini la terreur imposée par ces suceurs de sangs ameutant les villages miteux. Nous avons également quittés le dandysme maniéré de l’époque victorienne et son Dracula érotique. Nous sommes à l’ère technologique, du binaire et du cyborg 01010010. Et pourtant, le mythe du vampire fait toujours rage (de dents ?**/%). Pensons aux jeux Vampire The Mascarade Redemption, aux jeux PC, aux tonnes de films qui encore pullulent sur nos écrans exploitant le thème de notre ami le vampire …
 
Si à une certaine époque le Vampire se couvrait d’une aura folklorique genre Europe de l’Est, on note depuis une certaine dissociation. Le Vampire est aujourd’hui essentiellement une métaphore, celle d’une situation sociale et historique. Une dimension sociale est toujours donnée au personnage. Dernière ses apparences et le costume.
 
Dans l’imaginaire des archétypes postmodernes, le vampire est toujours - ou presque - membre d’une aristocratie quelconque, d’une tribu ultra cool et élitiste. Celle de la noblesse, celle des jeunes gens branchés, celle d’une clique qui fait ombrage au humble peuple du haut de sa différence sanglante.
 
Le vampire est un prédateur. De part sa nature, évidemment. Il chasse pour se nourrir. Nous le faisons tous au super-marché, mais la démarche alimentaire du vampire est nettement plus directe, il y a moins d’intermédiaire. Il aime la fraîcheur des aliments. Le vampire n’est plus la chose errante qui rode dans la nuit mais un véritable homme de la foule, personnage urbain et oisif. Le vampire n’est l’immondice, mais un galant et séduisant sujet. Tous fantasment sur la morsure salée. On garde en mémoire les scènes sexy d'Entretien avec un vampire ...
 
Le vampire possède tous les attributs de la classe dominante; de l’argent en quantité, il voyage partout sur la planète, il est habile communicateur, mystérieux, il connaît tout le monde mais personne ne sait qui il est. Il est le maître de l’infiltration sociale. Pire, ses victimes, NOUS, sommes volontaires complaisantes.
 
Conclusion : notre société est susceptible d’être vampirisée. Nous sommes corruptible. Nous prenons tous des traits humains, sous le masque du monstre.
 
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Dernière mise à jour : ( 11-01-2009 )
 
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