Critique cinéma : Vertigo Alfred Hitchcock
Écrit par Administrateur du Site   
01-08-2008

«Vertigo» est une histoire tordue, à la limite du cauchemar. Le film est trouble, franchement inquiétant. Cette série de textes tente d’élucider son mystère.

 

« Vertigo » (Alfred Hitchcock, «Vertigo», Universal Studios Home Video, États-Unis, 127 min., 1958) illustre parfaitement le travail de Hitchcock : du grand Art. Ses représentations inusitées cultivent une symbolique du vertige. La réalité consciente y chancelle vers des forces inconnues et inconscientes. Une lecture à tendance psychanalytique permet d’agencer les éléments apparemment disparates du film. Non-dits et récurrences s’agglutinent autour de points fixes et obsédants. Ils possèdent à eux seuls une réalité de l’étrange.

 

«Vertigo» n’est pas insensible au langage des couleurs, à l’hyperbole et à la répétition contrastante. L’incapacité et les symptômes de Scottie, d’abord manifestés par sa canne et son corset, se transforment rapidement en vertiges somatiques. Mais au détour d’une transfiguration impossible, Scottie se guérira-t-il de son acrophobie ?

 

John 'Scottie' Ferguson (James Stuart)

 

Dès le générique, le spectateur, qui entre dans l’œil en rouge, se soumet aux élucubrations du réalisateur. Des spirales colorées l’aspirent dans l’univers de «Vertigo». La caméra se substituera souvent au regard de Scottie : vertiges, images du tableau de bord, … Cette «subjectivisation» du regard est une façon habile de communiquer au spectateur les émotions confuses et complexes de Scottie.

 

 

Lire la suite : Cinéma aux influences mélodramatiques

http://www.lexisarte.com/critique-cinema/vertigo-analyse-de-film.html

 

 

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Dernière mise à jour : ( 03-09-2008 )
 
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