Carte grise
Écrit par Dazibao   
10-04-2009
Working Images Carte grise à Carole Condé et Karl Beveridge Shelly Bahl (New York / Toronto), Julie Faubert (Montréal), Suzy Lake (Toronto), Loraine Leeson (Angleterre), Allan Sekula (Los Angeles), James Williams (Angleterre) et Carole Condé et Karl Beveridge (Toronto)






Vernissage le jeudi 16 avril à 17h, en présence des artistes.

L’exposition est présentée du 16 avril au 30 mai 2009
La galerie est ouverte du mardi au samedi de midi à 17h

Annuellement, Dazibao invite un artiste qui place l’image au cœur de sa recherche à présenter, par le biais d’une exposition et de manifestations connexes, sa Carte grise. Cet artiste réunit des œuvres d’autres artistes aptes à créer autour de son travail une sorte de caisse de résonance, un dialogue permettant de mieux saisir ce qui nourrit son œuvre. Depuis une décennie, Raymonde April, Gilbert Boyer, Geneviève Cadieux, Pierre Dorion, Evergon, Raymond Gervais, Guy Maddin, Lani Maestro, Jocelyn Robert et Michael Snow, entre autres, ont agit à titre de commissaires pour Carte grise. Cette année, ce mandat est confié à Carole Condé et Karl Beveridge, artistes de réputation internationale, qui articulent une proposition autour de l’idée de la représentation du travail et de sa relation à l’identité dans un contexte de globalisation mondiale. Sous cette prémisse, Condé et Beveridge ont rassemblé des œuvres de plusieurs artistes où se négocient diverses perceptions sociales du travail.
 
La fierté du travail - fierté du travail bien exécuté, sentiment de contribuer au développement de la société et au bien collectif et, de plus en plus, fierté monétaire - fait partie de notre identité et pourtant, elle est très peu exprimée publiquement. Or, lorsqu’il s’agit de représentation, le travail est culturellement invisible. Les œuvres réunies dans Working Images engagent, chacune à leur manière, une discussion autour de l’accomplissement du travail et de sa représentation. Que les œuvres présentées contextualisent une situation (Julie Faubert, Allan Sekula, James Williams) ou se fondent sur une mise en scène (Shelly Bahl, Suzy Lake, Loraine Leeson, Condé et Beveridge), elles confrontent le travail à sa perception sociale, incarnant le paradigme même du travail.

Ainsi, Carole Condé et Karl Beveridge présentent Salt of the Earth, œuvre récente illustrant les conditions difficiles, voires rudimentaires, auxquelles sont soumis des travailleurs migrants originaires du Mexique et des Caraïbes et arrivant par milliers chaque année au Canada pour travailler sur des fermes. Dans ses images prises dans un aéroport de Toronto, Shelly Bahl confronte le désir de transformation personnelle qu’incite le voyage au tourisme de masse, aux réalités de l’immigration et aux contrôles douaniers. Loraine Leeson quant à elle fait se rencontrer les cultures en présentant une imposante murale réalisée en collaboration avec des adolescentes et un enseignant d’une école de East London. Évoquant Cendrillon, Suzy Lake se met en scène, balayant le sol. Absorbée par cette tâche, elle transcende ainsi la simple subordination et aborde l’expérience même du travail.

Dans une approche se rapprochant davantage du documentaire, les photographies de James Williams montrent les paysages et travailleurs des aciéries de Hamilton, en Ontario, dans un climat industriel constamment transformé. Julie Faubert s’intéresse aux lieux transformés, dans ce cas-ci une manufacture textile devenue atelier pour artistes et à l’immense distance séparant ces univers. Finalement, Allan Sekula présente Tsukiji, vidéo sur le plus grand marché de poissons au monde, situé à Tokyo, et dresse le constat d'un système qui arrive à bout de ses grandes manoeuvres par une uniformisation des pratiques et un épuisement des particularismes locaux
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Dernière mise à jour : ( 08-06-2009 )
 
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