TIME MACHINES Du 1er au 30 juin 2011 Exposition photographique Claire Bouleau explore l’histoire américaine à travers de vieilles gloires de l’automobile « Time Machines » évoque le temps qui passe, le rêve américain, la nostalgie. Ultimes vestiges d’un monde à jamais disparu, ces véhicules sont émouvants et porteurs d’histoires.
Chacun s’approprie l’image et part dans une réflexion qui lui est propre. L’approche est intime, un peu secrète mais tellement révélatrice.
Une démarche devenue une évidence
L’idée de « Time Machines » est née en 2010.
Alors que Claire Bouleau rassemble des photographies pour un livre, elle est frappée par un constat : partout où elle a voyagé dans le monde, elle a pris des clichés de vieux véhicules abandonnés. S’ils attirent son oeil de photographe, c’est qu’ils lui racontent des histoires.
Cette française établie aux Etats-Unis décide alors d’aller plus loin, de traverser le
pays à la découverte de ces vieilles voitures et de leurs secrets.
Deux rencontres capitales vont présider à la naissance de « Time Machines » :
Walter et Don, deux personnages hors du temps.
Une certaine vision du rêve américain
Ces véhicules du milieu du siècle dernier ont connu leurs heures de gloire.
Grâce à l’automobile, l’Amérique découvre les voyages transcontinentaux, les
distances abolies. Ces vaisseaux aujourd’hui échoués nous dépeignent les rêves
oubliés, l’après-guerre : la naissance des paysages urbains bâtis autour des
banlieues, les enfants de l’industrie automobile. L’Amérique est insouciante,
optimiste. Ses espaces défilent en cinémascope dans les voitures. C’est histoire de
ce désir de conquête de territoires à portée de main qui nous est offerte. Ces photos présentent le témoignage poignant de cette Odyssée. Ces êtres d’acier aujourd’hui soumis à la vitalité de la nature, gisent à l’intersection de l’histoire de ce continent.
Dans cette bataille éperdue, le constat est implacable : la nature reprend toujours le dessus. Le temps, aussi.
Walter dans le Deep South
Après des semaines d’investigation, la ténacité de Claire est enfin récompensée. Elle se retrouve en Géorgie, dans le Deep South. Là, depuis deux générations, Walter, 75 ans, rassemble dans son arrière-cour plus de 4.000 véhicules historiques, depuis la Ford T en passant par quelques Thunderbird jusqu’au bon
vieux bus scolaire. Il possède sans doute la plus grande collection de véhicules des années 20 à 60 non répertoriés qui nous retracent l’histoire
des Etats-Unis.
En bon passionné, Walter connaît tout de leur naissance, de leur histoire, de leur
singularité et de leurs entrailles. Entre lui et eux, c’est une véritable histoire d’amour.
Infatigablement, malgré son âge, aujourd’hui encore, Walter continue d’acquérir
quelques raretés.
Par une température polaire, Claire découvre ces voitures ou plutôt part à la
conquête du temps. La collection est en plein air, au milieu d’un bois, immobile
depuis des décennies, rongée par la rouille et gagnée par la végétation.
La photographe entame alors une approche plus évocatrice d’émotions que documentaire.
Comme on ouvrirait une boîte de Pandore, elle force des portes figées par les
années et la végétation ; tout ce que les hommes ont ressenti, traversé, embrassé,
sué, partagé, s’échappe alors. Ces attelages d’acier ont parcouru des déserts, des
villes, célébré des fêtes, chargé des tonnes de matériel, transporté des enfants, vu
naître et se dissiper des amours sous le ciel américain.
Chaque véhicule est un univers.
Chacun raconte sa vie : combien de petites mains et de petits visages se sont posés sur les vitres de ce bus scolaire en 1950 ?
Combien de joies, de chagrins, d’au revoir ont transporté ces voitures ?
Ici, la clé est encore sur le contact, les passagers se sont comme absentés il
y a fort longtemps.
Il plane un parfum de nostalgie. On pourrait presque entendre la musique
s’échapper de la radio et ressentir ce sentiment de liberté qui flottait alors.
Même sans chauffeur, la présence de ces vies parcourant des miles sous le
soleil d’une Amérique promise à la prospérité se fait encore bien sentir.
Don et ses incroyables camions
Ce voyage dans le temps serait incomplet sans les camions qui, eux aussi, ont
participé à ce rêve de grandeur de l’Amérique. Ils parcouraient les premières
« Interstates » transportant matériaux ou denrées et gagnant du terrain sur les
transports ferroviaires. Ces semi-remorques gigantesques, à la fois maison, bureau et source de revenus, Claire les a trouvés chez Don, dans l’Arizona. Ce personnage de l’Ouest américain vit au pied d’une mine d’or désaffectée où trônent ses camions.
Plantée dans le désert, cette collection composée d’une trentaine de véhicules est unique.
Une autre histoire d’amour entre un vieil homme et des monstres d’acier aux noms
évocateurs : Ford, Dodge, Chevrolet...
Les portes s’ouvrent sur des habitacles sophistiqués. L’empreinte individuelle y est
plus prégnante, la fatigue des sièges plus prononcée. Ce sont des containers de vie.
Des regards collés au pare-brise des heures ou des jours durant. Un pare-brise
souvent éclaté aujourd’hui.
CLAIRE BOULEAU, UNE CONTEUSE VISUELLE
Claire Bouleau est née et a grandi à Paris.
La photo, elle est « tombée » dedans toute jeune.
Pour ses 10 ans, son père, lui-même photographe de jazz amateur, lui offre son
premier appareil photo (cadeau que l’on faisait rarement aux enfants à l’époque). Il trouvait qu’elle portait un regard intéressant sur les choses. Il y avait une chambre noire à la maison.
Très jeune, Claire travaille pour les « Rencontres de la photo d’Arles ». Elle voit
passer les photos des plus grands : Jacques-Henri Lartigue, William Klein, André
Kertesz, Jean Dieuzaide…
De quoi rendre humble les photographes amateurs ! Claire ne montre jamais ses
photos.
Elle travaille pour une agence de communication qui propose aux entreprises de
parrainer des expositions photographiques. Tout cela aiguise son regard.
Du son à l’image
Pendant 20 ans, Claire Bouleau a travaillé dans l’audiovisuel. À France Inter, elle
collabore avec Claude Villers et Laurent Ruquier. Elle devient productrice à la
télévision pour des documentaires et des magazines d’information.
En 1993, elle quitte la France pour les Etats-Unis. Son idée est de rester un an pour
découvrir un autre mode de vie. Le fait qu’elle ne maîtrise pas aussi parfaitement
l’anglais que sa langue maternelle contribue à aiguiser son regard : comprendre,
repérer, déceler… Elle développe son potentiel d’observatrice et d’exploratrice
visuelle.
Ce qui devait être une parenthèse dans son existence devient un nouveau
démarrage. Elle décide de s’installer aux Etats-Unis. A Santa Fe, elle suit une
formation sur la photo, perfectionne sa connaissance de la photographie digitale et
de Photoshop car elle veut maîtriser ses tirages. A Washington DC, où elle vit
actuellement, elle a suivi différents ateliers dont certains organisés par LA
SMITHSONIAN, le plus grand complexe muséographique du monde.
En 2008,
l’intérêt pour la photographie se développe à Washington avec la naissance du
Festival FotoWeek. À l’occasion de la campagne de Barack Obama, thème de la
compétition internationale en 2009, Claire est nommée, et sa photo fait son entrée
dans le prestigieux Newseum. Dès lors, elle décide de continuer dans cette voie.
En travaillant à la radio, Claire a suggéré par les sons et les mots, aujourd’hui, elle
raconte des histoires en images. Quel que soit son mode d’expression, Claire
Bouleau a toujours laissé la place à l’imagination en invitant chacun à être acteur et auteur de ses propres mystères.
UNE PALETTE SUBTILE ET 18 PHOTOGRAPHIES DIGITALES
L’exposition présente 18 grands formats couleur digitale pour accentuer la présence
et la texture des véhicules et les représenter quasiment en taille réelle.
- 16 photos au format 66 cm x 100 cm
- 2 photos au format 80 cm x 120 cm
Les photos sont numérotées (édition limitée à 11 exemplaires)
Dans ses photos, Claire Bouleau travaille à la manière d’un peintre, joue avec les
contrastes, le clair-obscur, les ombres. Elle s’intéresse beaucoup à la relation entre
la nature et l’homme et cherche à provoquer des émotions chez le spectateur.
L’évident est parfois caché et ce qui est invisible apparaît pour devenir familier.
« La lumière de Paris m’a toujours émue. Ses notes de couleurs aussi. J’ai le
sentiment d’avoir ouvert les yeux dans un monde noir et blanc où la moindre couleur devenait, du coup, éclatante. Cette fascination pour la couleur surgie de l’ombre et du gris, demeure.
J’aime jouer avec les nuances. Comme si je redécouvrais à chaque fois l’éclat de
chacune de ces teintes. Je les savoure d’autant plus que j’aime le noir et le blanc.
J’ignorais qu’en quittant Paris cette beauté allait me manquer. L’élégance naturelle et quotidienne d’univers distincts, si dessinés et si pensés mais que nous ne regardons plus : les passants, les nuages, les pierres de la Seine, les fenêtres ciselées, et une lumière si raffinée qu’elle laisse deviner.
Vivre aux Etats-Unis est donc devenu une invitation à retrouver la beauté au
quotidien dans les choses ordinaires de ce monde formaté, répétitif et pragmatique.
De l’exil naît souvent la nostalgie. De ce qui fut et n’est plus. Alors, je cherche. »
Claire Bouleau.
SES EXPOSITIONS
Juin 2011
- Exposition « Time Machines » à Paris - Barclays - Banque Privée.
Mai 2010
- Présentation collective dans le cadre de la semaine de la Photo DC FOTOWEEK -
Galerie Corcoran - Washington DC
Novembre 2009
- Exposition collective FOTOBAMA - PEPCO Edison Place Gallery - Washington DC
- Cinq photographes exposent à la Maison Française, Ambassade de France -
Washington DC.
Mai à septembre 2009
- Exposition FOTOBAMA sur la campagne, l’élection et l’investiture du Président
Obama vues par 100 photographes au NEWSEUM - Washington DC.
Avril 2009
- Exposition « Photograffiti » Galerie Zone 2point8 - Washington DC
Janvier 2009
- Nommée pour le concours international « FOTOBAMA » dans le cadre de DC
FOTOWEEK
Barclays et le patrimoine artistique
Au-delà du souhait d!exprimer sa citoyenneté et son attachement
tant au patrimoine artistique qu!à la vie culturelle en France, la
politique de mécénat de Barclays Bank lui permet aussi de tenir la
promesse faite par la marque à ses clients : leur offrir des
moments magiques, des moments privilégiés, dans le
prolongement de la qualité de service et de l!expérience
proposées à nos clients.
Chez Barclays, ce soutien se manifeste principalement par la
promotion d!artistes contemporains (peintres, sculpteurs ou
encore photographes) au travers d!expositions réalisées dans
nos réseaux d!agences et de Clubs Premier (banques en
appartement). En 2010, Barclays Bank aura ainsi accompagné
plus de 70 artistes partout en France.
Barclays Bank PLC
Barclays est un groupe international de services financiers agissant dans
les activités de banque, banque d!investissement et gestion d!actifs.
Barclays a plus de 300 ans d!expérience et est présent dans plus de 50
pays, avec 48 millions de clients, 147 000 collaborateurs et 4 800 points
de vente à travers le monde.
Barclays en France
La succursale française de Barclays Bank PLC est une des premières
banques étrangères en France, proposant une large gamme de produits
et services bancaires, de services d’investissement et de contrats
d’assurance-vie pour la clientèle aisée, fortunée et internationale, ainsi
qu’une expertise en gestion de patrimoine. Présent en France depuis
1917 et avec plus de 1 500 collaborateurs, Barclays accompagne ses
clients à travers son réseau de 52 agences, une soixantaine de Clubs
Premier dans les villes de taille moyenne et 350 conseillers financiers de
Barclays Patrimoine.
Pour plus d’informations sur Barclays en France, consultez le site internet
www.barclays.fr
Pour toute information complémentaire, contactez :
Adam Lister
Responsable des Relations Extérieures
Tél : 01 55 78 70 75
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INFORMATIONS PRATIQUES
Barclays – Banque Privée
91, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris
HORAIRES D’OUVERTURE
Du lundi au vendredi de 8h45 à 18h45
Entrée libre
ACCÈS
Métro : Miromesnil, Saint Philippe du Roule
SITE INTERNET
Contact presse :
Anne Quémy – Tél : 01 44 83 01 10 –
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