Le livre que j'ai écrit sur l'Axe majeur, avec le concours de nombreux amis et complices, sur l'oeuvre-phare de Dani Karavan à Cergy Pontoise sort ces jours-ci (une saga de 30 ans, une oeuvre de 3 km de long...). Editins Beaux-arts magazine. La galerie Jaeger-Bucher s'associe au lancement de l'ouvrage par une exposition et une signature le 21 mai de 16h à 18h : 5 et 7, rue de Saintonge, 75003 Paris. Je vous joins la news letter qu'elle a faite à cette occasin en ièce jointe. Dani et moi nous vous y accueillerons avec plaisir. Amicalement. Claude Mollard http://www.claudemollard.fr/ 198, avenue du Maine, 75014 Paris 06 73 51 52 00
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DANI KARAVAN, l’AXE MAJEUR, 21 MAI 2011
La Galerie est heureuse d’organiser une signature de l’ouvrage intitulé « la saga de l’Axe Majeur, Dani KARAVAN à Cergy Pontoise » par Claude MOLLARD aux Editions Beaux-Arts, en présence de l’artiste et de l’auteur le samedi 21 mai entre 16 et 18h dans le Marais à l’occasion du Festival « Nomades, aux sources de la création dans le Haut Marais ».
Sculpture paysagée de l’artiste israélien Dani KARAVAN, L’Axe Majeur à Cergy-Pontoise, est sans aucun doute la seule oeuvre d’art dans le monde à être inscrite dans un espace de 3 km de long et à avoir été créée sur une durée de 30 ans. Débutée en 1980, il aura fallu 30 ans et six ministres de la Culture pour que l’artiste puisse inscrire son Axe Majeur reliant la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à l’Arche de la Défense et au Louvre à Paris, traversant dans son axe les boucles de l’Oise : un parcours urbain sculpté sur 3 km de long au revêtement de béton architectonique blanc, symbole de pureté, témoignage de paix, voyage entre espace et temps, jonction entre passé et présent, communion entre Art et nature, entre ciel, terre et eau et scandée par douze stations comme les 12 tribus d’Israël, les 12 apôtres, les 12 mois de l’année, les 12 signes astrologiques, les 12 heures du jour ou de la nuit, ou les multiples de 12 : les 360° du cercle, figure parfaite, obtiendra en 2009 le Grand Prix National du Paysage.
Les premiers dessins et maquettes de l’« Axe majeur de Cergy-Pontoise » de Dani Karavan, artiste de l’UNESCO pour la Paix, furent présentés à la galerie en 1986 à l’occasion de l’exposition « Questions d’urbanité », aux côtés du « Canyoneaustrate » de Gérard Singer et du projet de réhabilitation des Minguettes de Jean-Pierre Raynaud.
En 1999, la galerie présenta, à l’occasion du Praemium Imperiale du Japon dont il fut lauréat, une rétrospective photographique de ses réalisations principales à travers le monde. La maquette de l’Axe Majeur fut exposée une nouvelle fois à l’occasion de la FIAC 2002 « Paysage, vue de l’esprit » et trois années plus tard, des photos de l’Axe Majeur - à leurs différents stades de réalisation - furent montrées à la FIAC 2005 sur le stand que la galerie consacra à l’exposition monographique dédiée à l’artiste.
La présentation du nouvel ouvrage de Claude Mollard consacré à cet Axe Majeur s’inscrit donc dans un processus de continuité pour cette oeuvre qui pourrait bien être inscrite prochainement au patrimoine mondial de l’humanité.
A l’occasion de cette signature, différentes maquettes, photographies couleur et film sur l’Axe Majeur de Cergy Pontoise seront exposés dans l’espace librairie de la galerie.
La signature à la galerie de cette nouvelle publication sera précédée d’un colloque « Quel destin pour l’Art public ? » avec inscription obligatoire sur site www.colloqueartpublic.com qui se tiendra respectivement :
Le Jeudi 19 mai de 10h à 19h dans le Parc St Christophe au 10 Avenue de l’Entreprise, Cergy Pontoise avec visite guidée par Dani Karavan de l’Axe Majeur de 17:30 à 19 heures. RER A : Cergy St Christophe, Autoroute A15 sortie 12
Le Vendredi 20 mai de 09h00 à 17h30 à la Maison de l’Unesco (Salle II), 125 Avenue de Suffren, Paris 7e. Métro : Ségur Cambronne
© Dani Karavan
© Lionel Pagès
© Kumasegawa
« Lorsque je l’ai découvert en juillet 1980, ce lieu n’était qu’anciens champs où la ville n’était pas encore arrivée. J’avais alors 49 ans, j’avais grandi parmi les dunes de sable blanc de Tel Aviv- Jaffa, sur les rives de la Méditerranée.
Avec Michel Jaouën, nous avons peiné à nous frayer un chemin à travers la végétation sauvage et abondante pour suivre l’axe voulu par Bertrand Warnier et les urbanistes de la ville nouvelle, afin que je puisse me faire une idée de son emplacement, de l’environnement et du paysage.
Arrivés au bout du plateau, nous avons découvert, d’une perspective à vol d’oiseau, la pente du coteau, la petite forêt et la boucle de l’Oise – un amphithéâtre naturel créé par les méandres de la rivière qui coule vers la Seine. Le soleil francilien illuminait le paysage verdoyant et l’horizon d’une lumière quasi-impressionniste. A distance on pouvait distinguer les nouveaux bâtiments de la Défense et, derrière eux, Paris.
Je respirais profondément. La beauté du site était à couper le souffle : un don de la nature à l’humanité. J’étais tellement agité que je ne pensais même pas à cet énorme défi, l’ampleur de la tâche et le temps qu’il faudrait pour la mener à bien. Folie, utopie. Comment se peut-il que je n’ai pas été effrayé ? que je n’ai pas fui ? Comment se fait-il que j’ai accepté cette mission presque impossible, concevoir et réaliser une sculpture urbaine astronomique de 3 Km de long, qui allait traverser un paysage urbain et rural, des villes anciennes et modernes ?
Je suis retourné à Florence, où mon exposition « deux environnements pour la paix » venait de se terminer. J’ai construit une maquette en plastiline à l’échelle 1 :2500e. Tout semblait si petit, si miniature. Je l’ai emballée dans une petite boîte et suis revenu avec à Cergy-Pontoise. Ma proposition a plu et le projet pouvait démarrer. Ce n’est qu’alors que j’ai réalisé l’énorme responsabilité que j’avais accepté. C’est à ce moment là que j’ai compris que je marchais sur une corde raide tendue au-dessus d’un abîme. Est-ce que j’allais parvenir à traverser sans trébucher, sans tomber dans l’abîme ?
J’ai déménagé à Paris avec ma femme et mes 3 filles et j’ai commencé à travailler au projet dans un atelier que m’avait accordé le Centre Pompidou. Plus de 30 ans se sont écoulés. J’ai récemment fêté mon 80e anniversaire et l’Axe Majeur sera achevé avec la réalisation des dernières stations dans les prochaines années …et de plus le Centre du Patrimoine va s’installer à Cergy-Pontoise avec, entre autres, les trésors du Louvre.
C’est ainsi que l’Axe Majeur relie le contemporain au passé. Un axe moderne à l’échelle des grands axes des générations d’antan. »
Texte de Dani Karavan, Extrait de La saga de l’Axe Majeur, Dani Karavan à Cergy Pontoise, Beaux Arts Editions, 2011
©Dani Karavan.
© Philippe Houssin
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Tel. +33 (0)1 42 72 60 42 Fax. + 33 (0)1 42 72 60 49
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mardi-samedi 11h-19h
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