Récemment, et ailleurs, j’ai dit que je pensais tenir le personnage de mon nouveau roman et que c’est à ce moment précis qu’il m’échappait. En fait, j’annonçais la conscience supérieure de mon récit à laquelle j’accédais mais certain l’ont reçus comme le mythe avoué de la page blanche. L’écho certain d’une difficulté.
Récemment, et ailleurs, j’ai dit que je pensais tenir le personnage de mon nouveau roman et que c’est à ce moment précis qu’il m’échappait.
En fait, j’annonçais la conscience supérieure de mon récit à laquelle j’accédais mais certain l’ont reçus comme le mythe avoué de la page blanche. L’écho certain d’une difficulté.
Au préalable, pour tout vous expliquer, je fais des recherches sur le net. Comme tout le monde.
Si l’écran m’épuise les yeux, il confirme certaines de mes pensées puis me surprend à sa fenêtre où l’inattendu complète mon décor de papier.
Malgré ces informations réunies, la scène originelle de mon roman est à peine explicite. Il ne faut pas mâcher le « travail » du lecteur dont l’imagination est un atout majeur.
La mienne l’est également mais je dois composer avec une logique narrative en fonction de l’époque choisie. Les années 40, en l’occurrence où mon héroïne ne peut pas lâcher son téléphone portable, s’affaler dans le canapé et saisir la télécommande.
De jour en jour, le livre se chapitre. Mon univers de carton pâte s’étoffe de personnages et d’intrigues secondaires. Une vingtaine de pages écrites où je largue les amarres et la sensation de labeur pour une terre inconnue. Une bouffée de bonheur qui, soudain, me submerge.
Une errance, comme un léger orgasme.
Aucune inquiétude, néanmoins. Je suis toujours à la barre mais la passagère dicte sa loi et m’échappe.
Les femmes savent ce sentiment : ces enfants qui grandissent trop vite et ce destin qui se joue à mille lieux de tout ce qu’elles avaient imaginé pour eux...
Vingt pages World déjà noircies. Quarante en format livre. Des dizaines à venir…
Sans prétention, ce n’est pas de mon potentiel à les remplir dont je doute mais l’ampleur de la tâche me donne le vertige. Souvent.
Pour terminer, j’aimerai revenir sur le mythe de la page blanche qui titre cet article et citer André Gide, d’une manière approximative.
« On raconte toujours les mêmes histoires » disait-il.
« Mais puisque personne n’écoute… »
www.elonysam.fr
Devenez Fans sur la page SAM ELONY de Facebook .

|