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David Lynch Twin Peaks analyse |
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Écrit par Prune
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03-09-2008 |
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Le cinéma du réalisateur David Lynch ne se satisfait pas interprétations et des analyses faciles. Dans « Twin Peaks », l’étude du cas Laura Palmer relève de la psychiatrie. Ses symptômes, grande désorganisation de la personnalité du sujet et délires et hallucinations non reconnus comme pathologiques en témoignent.
Laura Palmer présente plusieurs symptômes :
- la peur exagérée de l’anéantissement : «Qui sait si je reviendrais jamais. Va savoir.», «La Laura que tu connais a disparu. Il reste que moi du coup.»
- la transcendance des intuitions : la certitude que sa vie est en danger ou que Bob est réel
- un syndrome de persécution : réaction hystérique lorsque Donna met ses vêtements ou n’osant pas se confier à sa meilleure amie.
Ces symptômes relèvent des processus de défenses de Laura. Ses accès confusionnels, presque mélancoliques, (signes blancs : regard vide, air égaré et perplexe, immobilité et impassibilité soudaine, silence, montée de larmes) sont l’indice d’un moi confronté momentanément à l’indicible. «Je ne suis plus là depuis longtemps. Je suis une dinde cachée dans un champ. Buck, Buck, Buck,….» Le voisinage d’une trop grande charge affective aux frontières préconscientes force le sujet à s’immobiliser : le moi est horrifié. La souffrance profonde surgit presque alors que Laura est confrontée à une portion de réalité.
Le délire est une pure construction mentale. Il n’a pas l’obligation d’être conforme à la réalité. Laura élabore un délire mystique et y apporte une conviction totale : elle construit un univers manichéen qui oppose pêchés impardonnables (Laura est possédée par un démon véniel qui causera sa perte) et rédemption (un ange salvateur délie, comme par magie enfantine, les poignets de Ronette). Même son délire ne lui donne droit à l’indulgence. Lorsque le caractère schizophrénique de Laura s’exprime (retrait affectif et une perturbation de l’imago), elle reste totalement détachée, froide et rêche. Elle nourrit sa propre solitude psychoaffective en mettant Donna à la porte et en lui interdissant de la suivre. «Ce que je fais la nuit ne regarde que moi.»
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Dernière mise à jour : ( 03-09-2008 )
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